Prendre une année sabbatique est très répandu dans les pays nordiques et anglo-saxons. Mais qu’en est-il en France?

A l’heure où les résultats du bac approchent, où les inscriptions dans l’enseignement supérieur se font, certains bacheliers s’interrogent déjà sur leur souhait de poursuivre immédiatement leurs études, ou de prendre une année de pause.

« Pause », me direz-vous? Pas vraiment, car cette année sabbatique est majoritairement mise à profit pour peaufiner ou construire un projet professionnel.

Parmi les étudiants ayant décidé de partir une année, la majorité estime que si c’était à refaire, ils feraient le même choix.

Parmi les raisons qui guident le choix de ces étudiants, on pourrait se demander s’il n’y aurait pas un peu de caprice adolescent. Il s’agit plutôt d’un projet souvent longuement réfléchi.

Pour certains, il s’agira de prendre du recul par rapport au système éducatif français, et d’aller découvrir d’autres modes d’enseignements étrangers.

Pour d’autres, le choix d’orientation étant flou, une année de césure offre la possibilité de conforter une vocation, en s’inscrivant dans un service civique par exemple.

Pour tous, cette année sabbatique leur aura permis de gagner en maturité, en autonomie, en persévérance, en curiosité, en confiance en soi.

Il faut cependant noter que le retour au foyer n’est pas toujours simple! Partir, c’est grandir, et un décalage peut se faire sentir au retour avec les amis ayant continuer leur parcours en France. Le spleen du pays accueillant, de nouvelles priorités données à sa vie, une vision des choses différentes… sont autant d’éléments dont il faut tenir compte avant de partir!

Pour les parents également, ce départ est une source d’angoisse. Mais de nouveaux défis vont être relevés par ces jeunes: découvrir d’autres habitudes de vie, évoluer dans une langue qu’on balbutie plus qu’on ne la parle, gérer un budget, résister aux moments de cafard, résoudre les problèmes du quotidien. De belles victoires à chaque étape!

Enfin, pour certains, la crainte du retour et de la réintégration du système éducatif français peuvent être des facteurs bloquants. « Vais-je réussir à reprendre mes études? Comment? Quelle formation m’acceptera après une année sabbatique? ». Ces questions doivent être évoquées avant de partir, et des réponses et solutions doivent être trouvées, afin de faciliter le retour.

Pour finir, quelque soit les raisons de cette césure, il y aura toujours des choses positives à en dire, pour valoriser cette année! Un perfectionnement dans une langue, la découverte de la vie active, la préparation d’un concours, un engagement associatif, la construction d’un projet, de nouvelles passions!

Et vous, que pensez-vous des années sabbatiques? Pour ou contre?